Protester pour Dieu, protester pour l'Homme

11 octobre à Boissy-Saint-Léger

Consistoire Sud-Est

Journée de réflexion : « Protester pour Dieu, protester pour l’homme »

Samedi 11 octobre 2014

Temple de Boissy-Saint-Léger

 

 

Eglises locale représentées : Robinson, Palaiseau-Vallée de Chevreuse, Vallée de l’Orge, Corbeil-Evry, Melun, Villeneuve Saint Georges, Choisy-le-Roi et Boissy-Saint-Léger.

 

 

1) Le chemin déjà parcouru dans nos paroisses (Philippe)

 

Nos paroisses ont utilisé le semainier « 2017 : nos thèses pour l’Evangile » de façon variable : ponctuellement dans certains groupes d’études bibliques, aux séances du conseil presbytéral, lors de débats et dans des contributions écrites pour le journal paroissial ; plus régulièrement pendant le culte (thèmes de prédications, discussions à l’issue du culte…), au catéchisme et dans certains groupes d’étude.

 

2) Introduction au thème « Protester pour Dieu, protester pour l’homme » (Robert)

 

La Réforme a 500 ans (et toutes ses dents) et notre Eglise protestante unie de France se propose d’écrire une nouvelle déclaration de foi. En quel Dieu croyons-nous, et comment le dire sans patois de Canaan ? Comment mettons-nous en pratique ce que nous croyons ?

Dans Marc 2, 1 à 12, Jésus dévoile un Dieu qui se manifeste surtout dans la rencontre et l’acceptation inconditionnelle. Dans Marc 15, 33-39 apparaît un Dieu que plus rien n’enferme, pas même le Temple, et qui se fait reconnaître dans la confession de foi d’un impur. Dieu est donc libre de nos théologies et de nos institutions ; il se donne lui-même gratuitement par l’acceptation de la Croix et met fin à tous nos marchandages.

Le regard de Jésus sur ceux qu’il rencontre considère à chaque instant leur singularité. Voilà pourquoi notre regard doit aussi être orienté vers ceux que nous rencontrons, bien plus que sur nous-mêmes. L’enjeu est triple : 1) Entendre ceux qui cherchent à « se frayer » un chemin vers Dieu et qui demandent notre attention ; 2) Revendiquer une véritable liberté théologique dans l’affirmation de nos thèses pour l’Evangile : fidélité et nouveauté ne s’opposent pas ; 3) Prendre le risque de porter (dans tous les sens du terme) ceux qui sont courbés, quels que soient les risques encourus par cette solidarité.

 

3) Le travail en groupe

 

Groupe 1

 

Pour nous, que signifie faire confiance à Jésus-Christ dans l’aujourd’hui de nos vies ? De plus savoir et pouvoir expliquer avec des mots d’aujourd’hui cette confiance, notre confiance en Jésus à notre compagnon de la chaise vide. D’abord cette déclaration de foi : Jésus m’accompagne jusqu’à la fin de mes jours.

 

De par sa mort puis sa résurrection, il me relève chaque jour et me conduit dans ce chemin de vie. Mais pleinement conscients que nous vivons dans un monde gagné par la peur, la défiance, l’angoisse, alors comment vivre en confiance jour après jour autour de nous et faire confiance aux autres ?

A notre compagnon de la chaise vide nous disons haut et fort cette affirmation de foi: « En Jésus nous affirmons que cette confiance est possible ».

 

Nous le savons tous trop bien, Jésus a d’abord fait confiance. Dans sa vie terrestre, il a vécu cette confiance aussi bien auprès des malades, des persécutés, des indésirables, des simples gens, que des notables. Jésus est même allé au-delà de cette confiance, sa mort en est le parfait témoignage.

 

Vivre en soi cette confiance me libère, nous libère, et cette liberté donnée me permet d’avancer, nous permet d’avancer. Nous vivons enfin une vie apaisée. Voilà le constat que nous faisons et ce constat nous voulons la partager avec toi mon compagnon de la chaise vide. Mais mon cher compagnon de la chaise vide, la confiance n’est pas une affaire de savoir ni même d’attitude, elle est avant tout une preuve d’amour. Le voilà ce mot magnifique si souvent employé et pourtant si peu présent dans notre monde.

 

J’ai confiance et je vois dans l’autre mon frère, dans cette rencontre avec Jésus, mon regard sur les autres change, j’apprends l’humilité, l’apprends à vivre libéré enfin de la peur qui m’abîme, qui nous abîme tous. Faisons comme Abraham agrandissons notre tente pour sortir de nous-mêmes. Sortir de nous-mêmes pour aller où ? Et bien vers les autres car ce changement naturellement m’ouvre aux autres.

 

Mon cher compagnon de la chaise vide tu sais, être gagné par la foi c’est d’abord une renaissance. Ce changement, cette rupture, nous l’accueillons avec joie.

 

Pour toi, mon cher compagnon de la chaise vide, je suis disponible pour approfondir ce que tu recherches, t’aider dans tes besoins, répondre fraternellement à tes doutes, tes interrogations. En effet je te le dit de nouveau, je suis disponible pour t’accompagner dans ce chemin, devenir ton compagnon de route.

 

Pour conclure parlons de la joie. La joie procurée par le partage. Mon cher compagnon de la chaise vide, nous voulons te faire connaître ce père de la parabole du fils prodigue qui fait éclater sa joie à la vue du retour à la maison de son fils cadet après une absence si longue. Mon cher compagnon de la chaise vide, nous voulons te faire connaître ce troisième homme qui rejoint ces deux hommes sur le chemin d’Emmaüs, ce troisième homme qui réchauffe encore et toujours nos cœurs d’humain. Dans ce climat de peur et de tristesse, nous voulons t’offrir cette espérance, notre espérance. Pâques nous à déjà ouvert ce chemin de renaissance, nos cœurs ne sont plus un désert aride. Nous sommes maintenant en marche sur ce chemin de vie, alors suis-nous si tu le veux bien toi aussi nous rejoindre.

 

Groupe 2

 

Quatre difficultés pour commencer :

 

  • Difficulté de témoigner d’une confiance en Jésus-Christ dans une « société de méfiance »
  • Difficulté de faire confiance face à l’inconnu
  • Difficulté d’affronter le jugement négatif de la société sur les Eglises
  • Difficulté d’affronter la concurrence d’autres dieux (réussite, argent…)

 

Le débat s’oriente vers la confrontation entre science et foi, vus comme deux domaines spécifiques. La science peut-elle répondre à toutes les questions ?

 

3 thèses :

 

  • La science répond au « comment » et non au « pourquoi » (ou pour quoi). La science ne rend donc pas la foi naïve puisqu’elle ne peut prétendre répondre à toutes les préoccupations humaines.
  • Vivre l’Evangile : il s’agit d’incarner plutôt que de faire ; dire notre foi à l’extérieur de notre église en montrant qu’on est capable de confiance (un agir confiant plutôt qu’un discours sur la confiance).
  • La foi ne permet pas d’expliquer le mal ou la souffrance, mais elle permet de la dépasser, de vivre avec.

 

Groupe 3

 

La confiance en Jésus-Christ révèle en nous l’image de Dieu. Cette confiance se nous dans le dialogue de la prière et par l’Evangile.

 

La foi, comme confiance, change le regard porté sur soi-même et sur les autres : une prière d’intercession, par exemple, n’est pas une simple pensée positive ni une incantation, elle change notre regard sur les autres.

 

Le message de Jésus-Christ est l’amour inconditionnel de Dieu, amour qu’on découvre en le pratiquant soi-même et non en l’intégrant comme une simple information.

 

La fraternité chrétienne nous met tous à égalité devant Dieu. Cette égalité étant acquise (la grâce), il nous est possible d’apprécier, d’aimer même la différence avec les autres.

 

Groupe 4

 

Qu’est-ce que la confiance ? Elle vient de la liberté chrétienne et lutte en nous-mêmes contre la tentation de prendre la place des autres. Elle ne doit pas être comprise comme un refuge au milieu d’une « mer de méfiance » ; au contraire : c’est elle qui nous force à quitter tous nos refuges (fiables ou non).

 

Comment vivre la confiance ? En sachant qu’on est toujours faillible et toujours accompagné. La confiance est ce qui permet de montrer sa faiblesse.

 

De quel « Evangile » est-il question ? D’une proclamation qui nous est faite ? Ou de la manière dont nous nous l’approprions ? Ce qui est sûr, c’est que toute approche est personnelle, il ne peut y avoir aucune généralisation.

 

Dieu aime le monde : c’est ce regard sans hostilité qui doit aussi être le nôtre. Pas de tentation de conversion du monde, y compris contre son gré : le monde que Dieu aime est le seul dont nous disposions, il est le seul réel et n’a rien à voir avec le monde que nous souhaiterions avoir en remplacement.

 

Comment être entendu aujourd’hui ? C’est difficile dans le concert de tous les discours de « salut » actuellement disponibles. La dimension sociale de l’Evangile est en tout cas essentielle dans notre manière de faire sentir la présence de Dieu.

 

« Je peux faire confiance parce que je me sais accompagné, je ne suis pas seul. En conséquence, je peux rencontrer les autres sans peur en laissant de côté mes propres réticences. Cette confiance en l’autre me libère et m’engage. »

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