Protester pour Dieu, protester pour l'Homme

A quoi faut-il résister aujourd’hui ?

Paroisse Lille centre

  1. A quoi faut-il résister aujourd’hui ?

  • à la non-reconnaissance

  • à la pensée unique

  • au « normalisme »

  • à l’autojustification

  • à toute forme d’exclusion

  • à toute forme de raccourci/de réduction/ de facilité

  • à l’individualisme

  • au cloisonnement

  • au déni de notre finitude

  • à l’emprise politique de la religion

  • à l’indifférence

  • à toute forme de purisme

  • à l’intolérance et la violence

  • à la peur et l’ignorance

  • à l’irrespect de la vie dans sa globalité

  1. Notre « Syn-Thèse »

La Bible nous fait comprendre de considérer tout être humain comme un prochain. Aujourd’hui nous assistons au reniement du prochain comme un autre soi-même. Et puisque nous ne voulons plus nous reconnaître dans l’autre, nous lui attribuons une multitude de qualificatifs (il est chômeur, étranger, noir, ceci, cela) pour lui donner une pseudo-identité qui n’est pas moi. De cette manière nous échappons à l’exigence de la solidarité qui reconnaît d’abord l’autre dans son humanité et de ce fait nous nous déshumanisons nous-mêmes. Cette défense pour ne pas se mêler à l’autre, rejoint la première tentation de Jésus dans le désert1 dans laquelle Jésus a dû résister à celle de se désolidariser avec la condition humaine avec ses peines et ses souffrances.

La Bible nous parle d’un Dieu qui sans cesse s’adresse à l’homme. Il l’appelle pour que l’homme puisse Lui répondre et être ainsi un être responsable. Nos résistances doivent favoriser notre volonté de permettre à tout homme de répondre et de prendre sa vie en main. Et ceci contre tout autre discours qui pervertit la responsabilité et qui autorise le rejet de la faute sur l’autre (il est en chômage, il l’a cherché, donc il en est responsable)

La Bible nous appelle à être « dans le vrai » et à refuser toute tentation de refuge dans le confort et le repli. Devant tant de problèmes qui surgissent aujourd’hui dans la société, nous sommes tous tentés de ne plus oser nous engager au service de notre prochain. Ce confort et repli recherchés se traduisent par une forme de purisme qui rejette toute « pollution » et qui privilégie le discours simpliste et radical, niant ainsi la condition humaine complexe et contradictoire.

Plus que jamais, se fait entendre aujourd’hui un cri d’être reconnu. Nous sommes tous appelés à être attentifs au regard de l’autre, de prendre du temps avec lui, afin de lui permettre d’exister et ainsi de pouvoir vivre en confiance. Si cette reconnaissance est vraie, réelle et vivante, il y aura une réelle espérance à rester debout ensemble dans les difficultés de la vie.

1 Matt. 4, 1-11

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