Protester pour Dieu, protester pour l'Homme

Avant-première du film Laurette 1942

Auditorium du mémorial de la Shoah

70 personnes ont assisté en avant-première au film Laurette 1942, qui est un documentaire fiction inspiré du livre de Laurette Alexis Monet[1]. Geneviève Jacques représentait la Cimade accompagnée d’une délégation nationale et régionale.

 

Francis Fourcou, le réalisateur, y présente le témoignage de Laurette, une jeune étudiante en théologie protestante de Montpellier qui rejoint en tant que bénévole Madeleine Barrot, secrétaire nationale de la Cimade. Laurette découvre le camp d’internement de Récébédou au sud de Toulouse.

 

Face à la politique antisémite du gouvernement de Vichy, l’été 1942, est un tournant dramatique où la police française arrête et déporte de la zone libre des milliers de personnes juifs, espagnols, français et « indésirables »… pour les livrer aux nazis. Des hommes, femmes enfants sont ainsi séparés et déportés, via Drancy vers Auschwitz et d’autres camps d’extermination. Par des gestes simples empreints d’humanité et de fraternité, Laurette entre dans une résistance en mouvement, pour accompagner, soutenir et soigner. Dans l’horreur le camp d’internement de Récébédou, c’est un hymne à la fraternité et à l’espérance que le réalisateur met en scène.

 

La caméra nous entraine dans des allers-retours entre hier et aujourd’hui de témoins qui racontent leurs souvenirs impérissables. Ces témoignages s’inscrivent dans un devoir de mémoire indispensable. La diffusion de ce film est prévue dans des milieux associatifs et éducatifs.

 

Cette production est un hommage à la résistance civique, tout particulièrement celle des femmes si peu mise en valeur dans l’Histoire de France[2]. Ce film est aussi une invitation à décliner le verbe « Résister » hier comme aujourd’hui.

 

Laurette, comme des milliers d’autres, ont manifesté leur engagement exemplaire par des gestes quotidiens d’une valeur inestimable. Une vive conscience de sa responsabilité individuelle au nom de sa foi[3].

[1] Laurette Alexis-Monet, Les miradors de Vichy, Ed. de Paris-Max Chaleil, 2e éd. 2001, voir aussi le site web http://www.laurette1942-lefilm.fr/

[2] Seul six femmes sur 1036 sont reconnues Compagnon de la Libération.

[3] Les pasteurs Jean-Pierre Nizet et Michel Jas sont figurants dans une des scènes.

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