Protester pour Dieu, protester pour l'Homme

Journée du petit ensemble du Pays de l’Olivier

Culte

Pour commencer, le culte avec nos pasteurs et la pasteure Corinne AKLI, après
les lectures de Genèse 8 v.1 à 22, Genèse 9 v.12 à 17 et Jérémie 8 v.7, Corinne
AKLI, avec sa verve habituelle, nous a emmenés dans une prédication sur « le
corbeau du déluge »…. Le corbeau n’est jamais revenu, nous n’avons aucune
nouvelle de lui et pourtant nous scrutons les cieux. Tout le monde connaît
l’histoire, mais pourquoi ce corbeau a-t-il tant d’importance ? À cause de la
Colombe qui, elle, est revenue…. avec dans son bec une branche d’olivier ! Une
belle image, un beau symbole : on l’associe au baptême du Messie au Jourdain, elle
est symbole de pureté.
Alors, pourquoi la Colombe est-elle revenue ? elle n’a pu se poser, dans ce monde
si dévasté… elle est revenue vers son dernier refuge, la main de son maître, Noé !
Et nous ? Quand tout va mal, où nous posons-nous ?
C’est bien souvent la réalité de nos Églises, notre dernier refuge ; nous recherchons l’harmonie de la vie
communautaire, nous avons tant besoin de repos et de consolation. Oui, nous sommes comme la Colombe,
épuisés et accablés avec pour seul refuge : le manteau de Noé. Le corbeau lui, ne rentre pas, lui c’est un
charognard, il trouvera toujours le moyen de se débrouiller seul… au risque d’en crever ! Mais la colombe
reprend des forces… Elle a bien du courage. Le monde lui appartient ! Un vent de liberté emporte la colombe.
Mais elle revient, avec un rameau d’olivier…. Aux yeux de Noé, l’aventure grandeur nature pouvait reprendre,
et Dieu lui-même s’engageait à protéger toute la Création au moyen de son arc multicolore diffusant le spectre
de sa lumière sur toute la planète.
Au culte (de rentrée), nous échangeons des petits signes de vie, de paix, cela donne du sens à nos vies, à
nos luttes, à nos soucis, nous repartons avec du courage, car le Seigneur est là ! Le Royaume de Dieu est à notre
portée, le vent de l’Esprit repose sur nos épaules, tel une colombe, toujours prêt à nous propulser dans
l’aventure grandeur nature, la vie, la vraie, loin de nos étroitesses et de nos misérables replis. Alors, en ce
dimanche, notre Eglise est rassemblée par le Père Céleste, le Christ vivant et l’Esprit consolateur, que nous
soyons hirondelle, corbeau, tourterelle ou cigogne, nous trouvons là la lumière et la nourriture dont nous avons
besoin. Nous sommes en marche !

Françoise Guilloux-Gilbert

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