Protester pour Dieu, protester pour l'Homme

Témoigner, de qui, de quoi et comment?

Église Unie de Lille

Notre « Syn-Thèse »

Le témoin est un passeur. C’est celui ou celle qui nous fait passer d’un monde à une autre, d’une réalité à une autre. Si pour nous c’est Jésus le Christ qui est le véritable témoin de Dieu, c’est parce qu’il donne pleinement sens à la vie, on ne va plus vers la mort, elle est comme derrière nous

Le témoin est aussi celui qui nous ouvre les yeux. Non seulement sur le Christ mais aussi sur le monde avec ses contradictions dans sa complexité. Il ne peut plus rester indifférent. Son témoignage le pousse à l’engagement pour sortir de l’indifférence qui est devenu une marque de notre société d’aujourd’hui.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde où d’une part la foi semble se dissoudre dans une surdité volontaire et devant un défaut de mots de nos contemporains. D’autre part, elle se fige dans les convictions intransigeantes qui ne laissent guère la place à un témoignage personnel qui risque vite d’être aperçu comme une parole fanatique qui fait peur.

Par conséquent le témoin de l’Evangile risque, de butter contre un mur d’indifférence incapable d’accueillir une parole de foi ou se perdre devant une méfiance contemporaine qui sans arrêt cherche à détourner de sens de nos paroles.

La tentation est grande de ne plus s’exprimer du tout, de ne plus parler en « je », et de ne plus s’exposer par peur d’être décalé(e), mal compris(e), préjugé(e), agressé(e), accusé(e) de prosélytisme.

Toutefois,

Un simple témoignage de ce qu’on croit, de ses convictions, de ce qui nous fait vivre au nom du Christ, dans le mouvement de la vie quotidienne, donne parfois des perspectives étonnantes. Nos pudeurs, nos raisonnements bien-pensants peuvent aussi être une manière de nous mettre volontairement hors jeu.

Ce qui est décisif pour qu’un témoignage de foi soit audible, recevable, accueilli avec bienveillance, dans un langage d’un « je » à un « tu », c’est lorsque l’on est dans un rapport de confiance mutuelle. Il est presque de l’ordre du miracle quand toutes les conditions sont réunies pour que cette confiance puisse s’installer. Pour créer la confiance il faut prendre le temps et le risque d’entrer dans la rencontre avec les mains vides. Prendre et oser le risque de recevoir de l’autre une parole qui libère et qui engage à la fois celui qui l’émet et celui qui la reçoit.

Ce n’est pas au témoin de créer ces conditions, ni de les organiser. Cette confiance est l’œuvre de l’Esprit qui devance le témoin. Nous sommes souvent témoins à notre insu et malgré nous. A nous d’être vigilent pour discerner cette confiance qui peut se créer autour de nous, avec nous à chaque instant, permettant de mettre les paroles de vie là où l’occasion nous invite à partager notre témoigne. Sûr et certain, Il y a plus d’occasions pour un témoignage cohérent qu’on pense.

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